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Archive pour mai 2008

Article interview de Valerie Montandon, jeunes actives élue dans le 12ième

Mardi 27 mai 2008

Valérie Montandon interviwée par Alexandre Bouchy

Interview de Valérie Montandon, Jeune Active, élue UMP au conseil d’arrondissement du 12ème

Valérie Montandon est chef d’entreprise dans le textile, mère d’un petit garçon de 3 ans et habite le 12ième depuis 12 ans. Elle est membre des Jeunes Actifs de l’Est Parisien, et a été élue conseiller d’arrondissement sous l’étiquette UMP.

Valérie, que penses-tu de cette campagne municipale ?

Elle a été intense pour plusieurs raisons : elle a démarré tardivement et a réuni des personnes d’orientations différentes qui ont du apprendre à travailler ensemble dans un laps de temps très court. Ce fut tout de même une aventure humaine enrichissante malgré le résultat que nous connaissons.

As-tu un mot à dire à nos amis de l’UMP, dont tu es la représentante pour les 6 prochaines années ?

Les deux dernières campagnes (législative et municipale) nous ont appris les priorités des habitants de notre arrondissement. Nous devons en tirer les enseignements pour les années futures. Au niveau du conseil d’arrondissement, je ferai de mon mieux pour représenter l’opposition et impliquerai au maximum notre circonscription dans les dossiers d’actualité du 12ième arrondissement.

Comment vois-tu ton mandat au sein du conseil d’arrondissement ?

Forcement difficile puisque nous sommes peu nombreux et que nous représentons l’action du gouvernement très décriée par nos adversaires. Nous l’avons vécu au premier conseil d’arrondissement : le débat a quitté les sujets de l’arrondissement pour devenir national. J’essaierai d’éviter que l’on tombe dans des polémiques de politique nationale et de focaliser sur les préoccupations des habitants du 12ième arrondissement.

Quels projets ou idées te tiennent particulièrement à cœur ?

L’aménagement de la zone Poniatowski dont le potentiel est immense. On peut y envisager des logements, des pôles de compétences et des parkings qui font tellement défaut dans ce quartier. D’ailleurs au fur et à mesure de l’avancée de la campagne, le projet des socialistes s’est peu à peu rapprocher du notre.

Je tiens également à l’aménagement de la petite ceinture en coulée verte, projet qui, selon moi, ne sera pas réalisé par les socialistes. En effet, rappelons qu’à la fin de la mandature précédente, les socialistes ont fait semblant d’amorcer le projet. Mais pour ne pas déplaire aux cheminots, le projet en est resté à ces débuts.

Concernant la petite enfance, je souhaiterai pouvoir participer à un développement des assistantes maternelles dans notre arrondissement qui sont, pour moi, la solution la plus adaptée et la moins coûteuse pour les gardes d’enfants. La création des crèches est certes utile, mais la formation d’assistantes maternelles, avec si besoin ait, l’aide à l’accession à un logement adéquat à leur profession me parait plus porteuse.

Enfin pour les petits commerces, je souhaiterai que leurs voix soient plus entendues que précédemment et que des audits suivis d’opérations-tests soient effectués dans certaines zones commerçantes comme par exemple l’instauration de zones bleues à disques.

En tant qu’élue de l’UMP, qu’aurais-tu à dire à Patrick Devedjian pour redynamiser l’UMP ?

C’est simple : rajeunissement et renouvellement des instances.

Une dernière question, quelle réforme penses-tu soutenir ces prochains mois dans le cadre du gouvernement Fillon ?

Pourquoi qu’une seule ? : en priorité modernité de l’économie, mais aussi réformes de l’Etat et de l’éducation. Ces 3 pôles sont trop liés pour les dissocier : réformer l’un sans l’autre et pour moi inutile. Réformer le monde du travail doit se faire aussi bien au niveau du privé que du public. Donc les deux doivent se faire en même temps. Enfin l’enseignement en France, malgré des moyens plus importants que les autres pays, enregistrent des résultats peu concluants. C’est donc une réforme en amont qui doit s’opérer même si elle bouscule les habitudes.

Interview réalisée par Alexandre Bouchy, Responsable des Jeunes Actifs de Paris

Jeudi Jeunes, par Jean Sarkozy

Lundi 19 mai 2008

Le conseiller général de Hauts-de-Seine Jean Sarkozy lance une initiative que les Jeunes Actifs tiennent à saluer, car elle s’inscrit en continuité des efforts fournis par les JA pour permettre aux jeunes de rencontrer leurs politiques.

Jean Sarkozy
Jean propose le “jeudi jeunes”, une série de cafés politiques organisés à Neuilly sur Seine pour que nous puissions rencontrer nos élus, avec un animateur de choix! Si vous souhaitez en savoir davantage sur les Jeunes Actifs ou sur les cafés politiques, utilisez le formulaire de contact ou écrivez-nous directement à jeunesactifsparis@gmail.com.

Le maire de Paris refuse d’aider les familles

Jeudi 15 mai 2008

- Grève du 15 mai dans les écoles -

  • Les élus UMP de Paris lui ont écrit pour lui demander de mettre en oeuvre le Service Minimum d’Accueil le 15 mai, mais Monsieur Delanoë refuse de nouveau d’apporter son aide aux parents les jours de grève. La ville de Paris n’avait déjà pas participé à l’expérimentation du service minimum d’accueil dans les écoles lors e la grève du 24 janvier.
  • Par pure idéologie, par calcul politicien, le Maire de Paris dit simplement aux familles “débrouillez-vous!” pour gérer la garde de leurs enfants. Les parents sont ainsi contraints de prendre une journée de congé forcé, de perdre une journée de salaire ou de travail indispensable pour leur entreprise.

Les familles sont une fois de plus prises en otage et ce n’est pas acceptable!

L’UMP demande sollennellement au Maire de Paris de se préoccuper enfin des familles et de tout mettre en oeuvre pour leur garantir à terme l’accueil de leurs enfants dans les écoles primaires les jours de grève.

Ceci est un message de la fédération de Paris de l’UMP, 66 rue saint Antoine, 75004 Paris.

SERVICE MINIMUM D’ACCEUIL

CE QUE PROPOSE LE GOUVERNENEMENT :

  • Garantir aux familles la possibilité d’organiser au mieux leurs activités professionnelles et familiales en cas de grève des personnels de l’Education Nationale, tel est l’objectif du service minimum d’accueil dans les écoles élémentaires.
  • Il ne s’agit pas pour les communes de revenir sur le droit de grève des personnels de l’Education nationale, mais seulement de permettre l’accueil des enfants pendant les heures habituelles d’enseignment.
  • Cette nouvelle liberté a été expérimentée le 24 janvier dernier. Près de 2000 communes, SAUF PARIS, avaient accepté de passer une convention avec l’Etat pour financer ce service, répondant ainsi à la demande de 80% de nos concitoyens.
  • Dans la perspective des mouvements sociaux prévus le 15 mai, Xavier Darcos, Ministre de l’Education Nationale, souhaite poursuivre et amplifier cette expérimentation.

Nous relayons ce message de la Fédération de Paris, car nous (jeunes actifs de Paris) sommes d’accord sur la proposition du gouvernement et sur la surdité du maire. Nous avons voulu en savoir plus sur la politque familiale de Delanoë et il est clair qu’il a bien d’autres projets en tête. Exemple simple à vérifier : tapez le mot “famille” dans le moteur de recherche de son site et vous verrez apparaître moulte études sur le congré socialiste du 24 mai, comment réunir le parti socialiste, etc. Delanoë a déjà quitté Paris et abandonné ses familles, il est en campagne dans son propre parti. Alors évidemment qu’il pêche par pure idéologie et calcul politicien. Nous, Jeunes Actifs, détestons cordialement ces procès d’intention, mais il faut avouer que les parisiens paient déjà la prochaine campagne de Delanoë.

A quoi servent les journalistes ?

Jeudi 8 mai 2008

La révolution française avait institué la presse comme appendice de la parole politique auprès d’un public cultivé. Le journalisme moderne, qui est devenu une source d’informations pour le plus grand nombre, est né en 1830 au Etats-Unis et une quarantaine d’années plus tard en France. C’est ce que nous rapporte l’étude de Géraldine Muhlmann dans « Philosophie politique du journalisme moderne ».

Dès le début du siècle dernier, le journalisme s’est défini dans une double acception : le journalisme du « témoin-ambassadeur » (le « média ») s’oppose à ce que Theodore Roosevelt appelait les muckrakers, littéralement les « fouille-merde ».

La figure du témoin-ambassadeur, celui qui rassemble autour de la vérité (vérité de fait, vérité révélée, rapportée), tombe cependant dans une aporie similaire à celle de l’historien : celui qui rapporte une histoire doit la raconter, il existe une subjectivité du journaliste qui traverstit la vérité et empêche le rassemblement autour de la vérité : il ne peut qu’y avoir consensus.

Le muckraker profite de cette fragilité et s’engouffre progressivement en elle. En 1970 en France, le journalisme commence à renoncer à rassembler le plus grand nombre et né « Libération », qui ne s’adresse qu’aux « dominés ». Ce mouvement n’a jamais cessé de se poursuivre, au point qu’aujourd’hui toute information rapportée par un journaliste est ultra-subjecti-visée. Le sujet-supposé-témoin s’adresse au sujet-supposé-à-distraire-et-peu-pensant, où l’information d’origine est mitraillée d’intérêts libidino-économico-politico-débilisants (les masses travaillent et ont besoin de se distraire, c’est l’un des pré-requis de la modernité). A la limite, l’information est anecdotique, et le média, normalement situé entre deux entités, se recroqueville sur lui-même, s’ego-centre et s’abîme, pour donner ça :

http://www.lemonde.fr/politique/…

Oui, chers journalistes, il faut aussi que vous assumiez une réforme profonde, une réforme qui réhabilitera le phénomène éducatif et l’information. Vos formations scolaires sont il est vrai assez pauvres. C’est à vous de reprendre la responsabilité de penser, de reprendre usage de vos entendements, de cesser de vous plaindre de la tutelle qui vous guette effectivement et de ramener vos lecteurs et auditeurs à de meilleurs sentiments. Vous êtes devenus ce que d’autres ont renoncé à être : des opposants. Et vous deviendrez ce que ces autres sont aujourd’hui : de vaines machines à dire “non”.


© Groupe Jeunes Actifs, dirigé par Gilles Laborde - UMP